
Le pneu et le catadioptre de ton vélo
Un point du pneu dessine une cycloïde et s'arrête un instant quand il touche le sol. Le catadioptre, plus près du centre, dessine une courbe qui ondule sans jamais toucher le sol.[1]
Colle une gommette sur le pneu de ton vélo et avance : elle dessine une suite d'arches. Retournée, cette même courbe est la descente la plus rapide.
Fais varier la figure
Épreuve n° 1. Chaque tirage change le calage des encres et le grain.
Ce point est au bord de la roue : il dessine une cycloïde et s'arrête un instant quand il touche le sol. Dans la course du bas, la bille de la cycloïde arrive 16 % plus tôt que celle de la droite.
En haut, une roue roule sur le sol, et la courbe rouge suit le point choisi. Au bord, c’est une cycloïde. Plus près du centre, la courbe ondule, comme pour un catadioptre. Au-delà du bord, elle fait des boucles : à cet instant, le point recule alors que la roue avance. C’est le cas d’un point qui dépasserait de la roue.
En bas, deux billes partent du même endroit. Les points sont pris à intervalles de temps égaux : celle de la courbe descend d’abord à pic et prend vite de la vitesse, si bien qu’elle gagne, alors que son chemin est plus long.
Soyons honnêtes : à part dans les montres, on croise rarement cette courbe en dehors des cours de physique. Elle reste l’un des plus beaux résultats de l’histoire des maths.

Un point du pneu dessine une cycloïde et s'arrête un instant quand il touche le sol. Le catadioptre, plus près du centre, dessine une courbe qui ondule sans jamais toucher le sol.[1]

Dans les montres et les horloges, beaucoup de dents d'engrenage ont un profil issu de cette famille de courbes. Il limite les frottements et convient aux tout petits pignons, même si d'autres profils existent aussi.[2][3]

En 1696, Jean Bernoulli lance un défi : quelle courbe mène une bille d'un point à un autre le plus vite possible ? La réponse, publiée en 1697 avec celles de Newton, Leibniz et d'autres, est une cycloïde, pas une ligne droite.[4]

Sur une cycloïde, une bille met le même temps à descendre, d'où qu'elle parte. En 1673, Christiaan Huygens s'en sert pour imaginer une horloge dont le rythme ne dépend pas de l'amplitude.[5]
Les réglages choisis plus haut composent l'affiche : chaque combinaison donne une figure différente.
Commander l'affichePage mise à jour le . Notre méthode